Aujourd'hui c'est dimanche , et comme d'habitude je ne sais que faire . Je pourrai rester a la maison au calme . Mais par ce beau soleil ... Je décide donc de sortir. J'empote mes clefs , mon portable , mon baladeur et ma veste et me voila partie. J'erre dans les rue slorsqu'une affiche toute simple retiens mon attention. Elle explique qu'il y a une exposition de peinture . Se cultiver est toujours intéressant , j'entre.
Je suis seule dans la pièce. Je marche timidement dans les allées recouvertes de tableaux. Ce n'est quasiment que de l'art abstrait. J'aime ça. Brusquement un tableau m'attire.Il y a deux femmes exténuées et une grande quantitée de bleu sur la toile. Ces éléments réunis , les femmes ont l'air de deux grands oiseaux migrateurs noyés dans l'eau. Le silence monstre de la salle me fait entendre cette femme qui baille, le bruit du fer sur l'étoffe qui ressemble étrangement à un morceau de ciel bleu. Les couleurs flamboient , malgrés la semi-obscurité. ça vit , ça parle , ça bouge ... ou je r^ve. Je pense plutôt que c'est ça , voila je rêve. Cela ressemble aux sensations que l'on décrit dans les romans , sauf que la , bah , c'est bien réel. J'approche tout doucement mes doigts du tableau, le frôle , le caresse. Je sens la moindre particule de couleurs sur ma peau. Ces femmes , j'aimerais tant leur parler , je les entends mais pas elle. Tout à coup je hurle , je veux qu'elles m' écoutent. Mais non , je n'ai plus de voix et ça ne marche pas. A quoi bon ...
C'est un tableau, Tiens! Comment s'appelle-t-il ? Les repasseuses , Edgar Degas, Pourquoi pas ? Les repasseuses , les repasseuses ... ce nom résonne dans ma tête. Je regarde l'heure, il est déja dix-huit heures . Je dois rentrer. J'observe une dernière fois.
Je fais le chemin du retout. Jarrive chez moi. Mon thé au jasmin est prêt , j'écoute de la musique. Je m'allonge et j'oublie ...